ÉDITO :
Messieurs les Anglais ont tiré les premiers !
En effet, il y a quelques jours, les Anglais ont voté une loi interdisant la publicité sur la malbouffe à la télévision et sur les réseaux avant 21h (voir l’info ici).
Bravo pour cette action que certains qualifieront probablement d’insuffisante mais c’est un premier pas qui n’arrive pas par hasard en Angleterre, pays de la région européenne comptant le plus d’obèses chez ses adolescents. Il s’agit de la reconnaissance des revendications de Bite Back, mais connaissez-vous cette association ?
La MASH et l’obésité ont plusieurs visages, c’est probablement ce qui rend si compliqué leur prise en charge. Mais à l’heure où le Wegovy® vient d’avoir sa reconnaissance en comprimés aux USA, il est incompréhensible et inadmissible de devoir souhaiter être plus malade pour accéder à un parcours de soins : « Vous n’êtes pas encore assez gros pour accéder à une chirurgie bariatrique ; vous n’êtes pas diabétique, donc vous devez payer ce traitement qui est nécessaire pour vous… » Ce sont les remarques qui remontent du terrain.
Alors oui, il faut changer les comportements, augmenter l’activité physique et même en restant chez soi ? Pourquoi pas non plus sur prescription médicale ?
Mais l’accès aux soins doit se modifier. Sinon les associations de malades devront-elles avoir recours à des actions coup de poing pour provoquer un électrochoc ? Qu’il serait drôle de ressortir les cartes de rationnement pour dénoncer nos contradictions actuelles.
Aujourd’hui tout est là pour changer :
- Mieux protéger les jeunes générations, pourquoi pas en légiférant.
- Mieux faire comprendre la maladie, c’est notre action chaque mois.
- Mieux prendre en charge les malades en redéfinissant les parcours de soins et en prenant en charge les nouveaux traitements qui ont fait leurs preuves.
L’urgence est en 2026, « for sure »…
Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

