PARCOURS DE VIE ET DE SANTÉ DES MIGRANTS : UNE ENQUȆTE DE l’ANRS

L’enquête Parcours « Parcours de vie, VIH et hépatite B chez les migrants africains en Ile-de-France » est une étude à laquelle SOS hépatites a participé. Financée par l’ANRS (France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites), elle a débuté en 2012. Ci-dessous, vous trouverez une interview tirée du site de l’ANRS datée du 30 avril 2014.
Il s’agit de l’interview du Dr Annabel Desgrées du Loû, démographe, directrice de recherche HDR à l’IRD/CEPED, qui a présenté quelques résultats de cette étude, à l’occasion de la 7ème conférence internationale de l Alliance Francophone des Acteurs de Santé contre le VIH/Sida (AFRAVIH).

Parcours de vie et de santé des migrants: une enquête de l’ANRS
L’enquête Parcours « Parcours de vie, VIH et hépatite B chez les migrants africains en Ile-de-France » est une enquête financée par l’ANRS (France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites) qui a débuté en 2012. Le Dr Annabel Desgrées du Loû, démographe, directrice de recherche HDR à l’IRD/CEPED est présente à l’AFRAVIH pour présenter quelques résultats. Nous lui avons posé trois questions afin de faire un point sur l’enquête après deux ans d’existence.

Quelle est l’originalité et l’objectif de cette enquête?
Annabel Desgrées du Loû : Les migrants subsahariens vivant en France sont particulièrement touchés par le VIH et l’hépatite B. Cela est dû aux situations épidémiques des pays dont ils sont originaires, mais des données virologiques ont montré pour le VIH qu’une partie des infections survient en France. L’ANRS souhaitait depuis plusieurs années impulser des recherches spécifiques sur cette population. L’étude Parcours portée par des chercheures de l’IRD, de l’INSERM et le l’INPES a pour objectifs de comprendre chez les migrants subsahariens vivant en France ce qui peut augmenter les risques d’infection par le VIH/sida et le virus de l’hépatite B, ce qui peut retarder l’arrivée dans le système de soins, et ce qui peut compliquer la vie avec l’infection.
Cette enquête est originale par sa méthode dite biographique : elle prend en compte l’ensemble du parcours de vie de la personne dans ses différentes dimensions (migratoire/sociale/professionnelle, santé…) pour analyser comment les différentes trajectoires migratoires, de santé, sociales etc.. s’articulent les autres, et comment les maladies VIH et hépatite B prennent place et modifient ces parcours de vie.

Quelques résultats sont présentés à l’AfraVIH. Pouvez-vous nous en parler?
A. Desgrées du Loû : Ce sont les tous premiers résultats de cette enquête menée en 2012 et 2013 qui sont présentés à l’AfraviH.
• Une communication traite de la précarité des migrants originaires d’Afrique Subsaharienne après l’arrivée en France. Nous observons que, quelle que soit la pathologie et le groupe d’étude, les expériences de précarité sont fréquentes chez les hommes comme chez les femmes et signent une vulnérabilité spécifique des « arrivants » qui dure plusieurs années. Nous caractérisons dans la communication cette précarité selon différents indicateurs (absence de papiers, de logement stable, de ressources), le moment où elle survient et combien de temps elle dure.
• Dans une seconde communication nous comparons entre les deux pathologies VIH et Hépatite B le niveau de secret maintenu sur l’infection. Nous observons que si le VIH est plus gardé secret que l’hépatite B, il y a une proportion non négligeable de personnes qui ont l’hépatite B qui n’en n’ont parlé à personne, surtout chez les hommes (1/4). En outre pour le VIH comme pour l’hépatite B, le secret s’inscrit dans des logiques genrées, les femmes en parlent plus que les hommes et les personnes à qui l’on se confie sont plus souvent des femmes.
Deux posters sont également présentés :
• l’un porte sur une étude qualitative sur les relations entre les soignants et les patients migrants et l’étude compare ces relations selon que les patients ont le VIH ou l’hépatite B. La prise en charge est globale dans les services hospitaliers VIH alors qu’elle est uniquement biomédicale dans les services de suivi de l’hépatite B.
• L’autre poster montre que les migrants subsahariens sont majoritairement diagnostiqués après leur arrivée en France pour le VIH comme pour l’hépatite B. Les difficultés perçues dans la vie diminuent avec le temps passé en France et de manière plus rapide dans le groupe VIH.

Quelles sont les prochaines étapes?
A. Desgrées du Loû : Notre hypothèse est que la précarité est propice aux risques sexuels, car dans les situations de précarité se mettent en place des stratégies de survie où la préservation de la santé et la protection des rapports sexuels ne sont pas prioritaires. Dans les mois à venir, une prochaine étape de l’analyse consistera à vérifier cette hypothèse en analysant le lien entre précarité et risques sexuels, ainsi que le lien entre précarité et accès au soin. Parallèlement, l’analyse du délai au diagnostic après l’arrivée en France pour ces deux pathologies est en cours
Pour en savoir plus: http://www.parcours-sante-migration.com/spip.php?page=accueil

IL 28 B, VOTRE FUTUR SOUVENIR

Dans la lutte contre l’hépatite C, depuis longtemps, les médecins ont cherché à prédire la guérison ou les chances de guérison.

Ainsi, on découvrit très tôt que le virus de l’hépatite C se décomposait en 6 sous-types différents et qu’il n’avait pas tous la même sensibilité. Par exemple, en cas d’infection par un génotype 1, la guérison ne pouvait être obtenue que dans 40 à 50% des cas contre 80 à 85 % en cas de génotype 3.
Le génotype est donc essentiel pour savoir où l’on va. Il en est de même pour les traitements qui sont plus difficilement efficaces en cas de cirrhose. Sans oublier les dosages de ribavirine sanguine qui ont aussi été fait.

Depuis deux ans, la grande nouveauté est la détermination du génotypage de l’IL 28 B, un marqueur capable de prédire la qualité de réaction de notre système immunitaire en cas de traitement par interféron. Oui mais voilà: les nouveaux traitements, actuellement développés, sont tellement puissants que l’on ne voit plus de différence d’efficacité quel que soit le génotypage de l’IL 28 B. Et bientôt, cette différence d’efficacité ne se verra plus non plus, quel que soit le génotype du virus.

L’IL 28 B sera votre futur souvenir, un signe des anciens combattants qui trainaient dans les consultations d’hépatologie dans les années 2010-2013. La puissance thérapeutique des nouveaux traitements modifiera les pratiques médicales comme la voiture a détrôné le cheval. Mais qui accompagnera la perception des patients ? On n’osera plus dire malade, car à peine le diagnostic sera fait que vous serez déjà presque guéris ! Des nouveaux médecins pour des nouveaux malades pour découvrir une nouvelle médecine ou l’on guérira d’une maladie chronique avant même d’en avoir pris pleinement conscience.

Cette science-fiction ce n’est pas demain c’est maintenant et c’est le paradoxe de l’hépatite C.

Pascal Mélin

L’ATU DU SIMEPREVIR EST ÉLARGIE

L’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte du Simeprevir vient d’être élargie. Elle peut dorénavant être utilisée en association avec d’autres médicaments, dans le traitement de l’hépatite C chronique alors qu’elle n’était délivrée en octobre 2013 que pour son association à la Ribavirine et à l’interféron. Simeprivir est indiqué chez les patients adultes atteints d’une hépatite C due au génotype 1 ou 4, à un stade avancé.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous, du site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur lequel vous pourrez entre autre consulter les indications, le protocole d’utilisation thérapeutique ou encore la notice:
http://ansm.sante.fr/Activites/Autorisations-Temporaires-d-Utilisation-ATU/L-ATU-de-cohorte/Liste-des-specialites-faisant-actuellement-l-objet-d-une-ATU-de-cohorte/SIMEPREVIR-150-mg-gelule

DANIELE, UN CHEVALIER (H)ÉPATANT

Hépatante et épatante, Danièle Desclerc-Dulac, présidente du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) vient d’être nommée Chevalier de la légion d’honneur par le premier ministre.

Ancienne présidente de SOS hépatites Centre Val de Loire et représentante de la Fédération SOS hépatites au CISS avant d’y avoir prit les rênes, Danièle Descler-Dulac fait partie de la promotion de Pâques de la Légion d’honneur, selon la liste publiée ce dimanche 27 avril 2014 au journal officiel.

La décoration de cette (h)épatante femme fait d’elle le chevalier de tous les malades.

Félicitation à notre chevalier de la légion d’honneur Danièle Declerc-Dulac.

Fatoumata Diallo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : LOI DE SANTÉ -POUR UNE RÉVOLUTION EN MARCHÉ AVEC LE PATIENT

 

 

Dans son communiqué, que vous pouvez lire en cliquant ici, le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) réagit sur la future loi de santé annoncée.
Cette loi devrait contenir les mesures législatives concrétisant la stratégie nationale de santé de la France annoncée en juillet 2012.
Dans l’espoir que cette loi réponde véritablement aux attentes des concitoyens, le CISS vient de publier sur son site internet 30 propositions à mis en ligne, sur son site internet « 30 propositions pour améliorer la santé de tous » consultables sur le lien ci-dessous:
Les 30 propositions du CISS pour améliorer la santé de tous

UN DIMANCHE SAINT ET HÉPATANT…

Ce dimanche 27 avril aurait pu être comme tous les autres… Et bien non. C’était un dimanche hépatant.

Vous vous levez et les informations vous expliquent que Jean Paul 2 va entrer dans la grande famille des Saints. Voilà donc pour la première fois et de façon officielle un hépatant devenu un Saint.
En effet, lors de la tentative d’assassinat à son encontre, Jean Paul 2 avait été grièvement blessé et a dû sa survie à une transfusion. Malheureusement les voies du sang n’étaient pas pénétrables à l’époque et il a donc été contaminé par le virus de l’hépatite C. Je vous propose donc que le nouveau Saint devienne celui de tous les malades du foie. Merci de veiller sur nous.

La journée se poursuit dans cette débauche de Saint. Puis le soir, pour me changer les idées, je me jette devant la télévision devant un épisode de « Body of proof » sur W9… Et là, par surprise, j’apprends qu’un terroriste s’est auto infecté le virus de Marburg (le cousin d’Ébola) et le disperse dans la ville de Philadelphie. C’est l’hécatombe les gens meurent en 3 jours, l’horreur ! Sauf un patient toujours vivant plus de 3 jours après et que l’on voit sur son lit d’isolement boire du bourbon.
Savez-vous pourquoi lui est toujours vivant ? La réponse est dans la série parce qu’il a la « chance » d’avoir une hépatite C et d’être sous interféron, ce qui ralenti la progression du virus ! C’est quand même fort. Avoir une hépatite serait une chance et sous interféron en plus ! Celle-là, je ne l’avais jamais entendue. Et les médecins qui l’autorisent à boire de l’alcool sur un lit de réanimation !
J’aurai bien une explication, je pense que le scénariste est porteur d’une hépatite C sous traitement et que c’est son subconscient qui parle, ne croyez-vous pas ? Mais attention car le patient meurt dans la série.
Et puis, il y a ce médecin qui croit avoir trouvé un vaccin et qui sans aucune autorisation va l’administrer en intraveineux bien sûre ! Le premier patient (porteur de l’hépatite C) meurt en quelques minutes alors que la deuxième (l’héroïne) est sauvée et son état s’améliore en quelques minutes ! Inadmissible, en plus, le jour de la clôture de la Semaine européenne de la vaccination !
Aujourd’hui les vaccins sont préventifs et doivent être administrés avant le contact avec l’infection. Ils ne permettent que de se protéger contre des maladies mais de nombreuses équipes travaillent sur un vaccin thérapeutique qui pourrait aider les défenses immunitaires des personnes déjà infectées à mieux combattre l’agent qui les infectent. Ce qui se fait déjà dans l’hépatite B. De plus, ce futur traitement ne serait pas efficace en quelques minutes…

J’étais d’abord très en colère me disant qu’on n’avait pas le droit de répandre de telles erreurs. Puis, je me suis dit que si le scénariste était un hépatant, il devait suivre l’actualité thérapeutique sur le site de SOS Hépatites et c’est pour cela qu’il avait connaissance des vaccins thérapeutiques.

Quel dimanche Saint et Hépatant !

Pascal Mélin

UN SUPPLÉMENT TECHNIQUE SUR LES TROD

La Fédération Addiction, l’AFEF (Association française pour l’étude du foie), SOS Hépatites et Aides publient un supplément technique commun sur les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) des infections VIH, VHC et VHB. Le supplément est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous: Supplément technique TROD avril 2014

Vous pouvez également accéder à l’article du site de la fédération addiction, qui revient sur le sujet en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://www.federationaddiction.fr/supplement-technique-les-trod-tests-rapides-dorientation-diagnostique/

MARISOL TOURAINE FAVORABLE A LA FIN DE L’INTERDICTION DES SOINS FUNÉRAIRES

SOS hépatites avait été la première, avec l’association AIDES, à le demander. Les actes de soins à destination des personnes atteintes d’une hépatite virale B ou C ou d’une infection par le VIH devraient (enfin) être autorisés. Dans une lettre adressée au feu défenseur des droits, Dominique Baudis, le 24 mars 2014, la Ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, s’est déclarée favorable à la levée de cette interdiction.

Pour en savoir plus, le magazine médicale en ligne, Le quotidien du médecin, y consacre un article. Cliquez ici pour le lire.

UN NOUVEAU GUIDE DE RECOMMANDATIONS POUR LA PRISE EN CHARGE DU VHC PAR l’OMS

Les premières recommandations de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour le dépistage, les soins et les traitements du virus de l’hépatite C viennent de paraitre et d’être présentées dans le cadre d’EASL 2014.

L’OMS préconise, entre autres, que le coût des nouveaux traitements soit plus bas et de renforcer le dépistage des populations fortement exposées.

Ci-dessous, le lien vers la page des recommandations, extraite du site de l’OMS. Ces recommandations ne sont disponibles qu’en anglais pour le moment.

Vous pouvez également les télécharger en cliquant ici.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : 5EME UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DE MÉDECINE EN MILIEU PÉNITENTIAIRE: LES 26 ET 27 JUIN 2014

Communiqué de presse

5EME UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DE MÉDECINE EN MILIEU PÉNITENTIAIRE: LES 26 ET 27 JUIN 2014          16 avril 2014

 

La 5ème Université d’été de médecine en milieu pénitentiaire aura lieu au Domaine de Rombeau, à Rivesaltes, Perpignan les 26 et 27 juin 2014.

Elle est organisée en partenariat avec le centre hospitalier de Perpignan et les laboratoires Abbvie, Aptalis, Gilead, Janssen, Mayoly Spindler et Roche.

Après le succès des quatre premières universités d’été, une centaine de participants venus de toute la France sont attendus à cette 5ème édition: hépatologues, internistes, infectiologues, médecins généralistes, infirmiers/ infirmières d’UCSA et d’éducation thérapeutique.

A l’heure où les trithérapies sont un nouveau standard de traitement des hépatites virales et où les premiers traitements sans interférons sont utilisés, nous vous proposons de nous retrouver à Perpignan les 26 et 27 juin 2014 autour du thème « L’hépatite C en prison à l’heure des nouveaux traitements »

Pour toute demande de renseignements et pour les inscriptions, merci de contacter Alex BARRAS-MARQUIS par mail: universite.hepatites2014@hotmail.fr

NE RATEZ PAS LA WEB CONFÉRENCE D’HÉPATOLOGIE CE 24 AVRIL 2014

Le Club de Réflexion des Cabinets et Groupes d’Hépato-Gastroentérologie (GREGG) organise sa douzième web-conférence d’hépatologie ce jeudi 24 avril 2014 à 21h.

Les actualités de l’EASL 2014 seront le thème de cette web conférence, pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’y être.

Plus d’informations, sur le site ci-dessous:
http://www.cregg.org/site/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=255&key=1a6696476384e1e3bb02632fd6a3567f&subid=1990-0240c9b03244789e15a61ce53f63c911&tmpl=component&utm_source=newsletter_255&utm_medium=email&utm_campaign=12eme-webconference-d-hepatologie-du-cregg-jeudi-24-avril-2014-a-21h

LES HÉPATITES B ET C 10 FOIS PLUS MORTELLES QUE LE VIH DANS L’UE

Pourquoidocteur.fr est un site d’information médicale dont les journalistes et experts assurent la couverture éditoriale des grands congrès. Ci-dessous, un article de la journaliste Afsané Sabouhi qui revient sur la différence de mortalité entre les hépatites B et C au sein de l’union européenne:

La mortalité liée aux hépatites virales est en hausse. En 2010, les virus des hépatites B et C ont causé 90 000 décès dans les pays de l’UE contre 8000 pour le VIH.

« Bien que le VIH/Sida reste indéniablement une priorité de santé publique, la plus forte mortalité liées aux hépatites B et C par rapport à celle liée au VIH en Europe montre que les hépatites doivent maintenant clairement compter aussi parmi les priorités en matière de santé », souligne le Dr Laurent Castera, hépato-gastroentérologue à l’hôpital Beaujon à Clichy. Les hépatites virales tuent en effet plus de 10 fois plus d’habitants de l’Union Européenne que le virus du Sida.

Selon l’étude Global Burden Disease 2010, présentée aujourd’hui à Londres dans le cadre du congrès international d’hépatologie, le virus de l’hépatite C a fait 57 000 victimes en 2010 dans l’Union Européenne, celui de l’hépatite B 31 000 et celui du Sida 8 000.

Revoir l’ordre des priorités de l’UE en santé publique
Sur le continent européen, la mortalité liée au VIH a chuté de plus de moitié depuis la fin des années 90, à l’exception de l’Europe de l’Est où elle continue d’augmenter. « A l’inverse, la mortalité liée aux hépatites virales n’a cessé d’augmenter ces 15 dernières années en Europe », a souligné Jennifer MacLachlan, la chercheuse australienne co-auteur de cette étude internationale financée en grande partie par la Fondation Bill&Melinda Gates.

Pour les spécialistes, ces résultats doivent amener à revoir l’ordre des priorités de santé publique du moins dans l’Union Européenne. A l’échelle du continent européen en revanche, si l’on ajoute les pays de l’Est très touchés par l’épidémie de Sida, le VIH reste la 6e cause de mortalité avec près d’1,5 millions de décès en 2010 tandis que les hépatites virales B et C sont la 9e cause avec 1,3 millions de décès en 2010.