DIX ANS POUR SAVOIR

DIX ANS POUR SAVOIR

Voilà encore une histoire directement issue de la consultation… Pour des raisons de confidentialité, j’appellerai ce patient Gérard…

Gérard vient consulter pour son hépatite C. Il a entendu parler de nouveaux traitements beaucoup mieux tolérés et faciles à prendre.

Il a une hépatite C depuis très longtemps mais en reprenant son histoire on découvre qu’il a été traité en 2009 avec une thérapie à base d’interféron et de ribavirine. La tolérance avait été très difficile. Gérard nous déclare avoir été rechuteur très rapidement après l’arrêt de son traitement. Quand on lui demande les bilans de cette rechute on découvre l’impensable ! Il n’a jamais fait les contrôles depuis ! Et déclare : « Après l’arrêt du traitement, comme me l’avait dit le médecin, j’ai bien senti que le virus était revenu, j’étais de nouveau fatigué, je n’avais le goût à rien, tout me fatiguait et les douleurs articulaires étaient de nouveau là. J’étais donc sûr que le virus était revenu, je n’avais pas besoin de faire une prise de sang pour le savoir car je le sentais dans mon corps. Alors j’ai tout envoyé promener, prises de sang et surveillance… Mais aujourd’hui avec les nouveaux traitements, je me suis dit que j’avais peut-être une chance de guérir, non ? »

On lui a bien sûr dit que c’était une bonne idée et que bien sûr il pouvait guérir alors on a refait le bilan avant de reprendre le nouveau traitement et c’est à ce moment qu’on a découvert qu’il était déjà guéri ! Le traitement de 2009 avait été efficace, mais depuis 8 ans Gérard se croyait malade alors qu’il était guéri.

Mais que lui avait dit son corps en 2009 qu’il avait pris pour une rechute ?

Probablement, une infection virale autre qui était passée à ce moment-là ou bien une sortie de traitement par un syndrome dépressif ?

Huit ans à attendre une guérison qui était déjà là !

Cette histoire même si elle est anecdotique en dit long sur ce qui se passe en fin de traitement. Ce moment où l’on passe d’un statut de malade actif qui se traite à celui d’une « personne peut-être guérie qui attend le verdict » et qui doit simplement faire des contrôles.

Mais ces contrôles trop souvent banalisés par les soignants sont d’une violence extrême, d’une violence proche de la découverte de la sérologie positive. La réalisation de ces tests et l’acceptation des résultats nécessite un accompagnement. Mais qui le réalise, le spécialiste, les équipes d’éducation thérapeutique, les médecins traitants ou bien encore les associations de malades ?

Nous devons prendre conscience de cette difficulté car à l’heure où l’on considère la guérison comme acquise, comment réagiront les 5 à 10 % de rechuteurs ?  et qui sera à leur coté ?

Pour être hépatant il faut dire SOS…

Pascal Mélin

HÉPATITE B CHRONIQUE : IL Y A DES GUÉRISONS SPONTANÉES…

Un patient, que je suis depuis plus de 15 ans, a eu cette bonne nouvelle.

Depuis 15 ans, sur chacun des bilans réalisés, il découvrait inlassablement qu’il était porteur chronique de l’AgHBs.

La maladie était là, mais pas suffisamment grave pour que l’on envisage un traitement. On qualifiait donc sa maladie, d’hépatite B chronique inactive.

Mais aux derniers examens du patient, surprise, l’antigène n’est plus là et cerise sur le gâteau, il a même réussi à produire des anticorps et à se débarrasser de ce virus.

On réalise de nouveau un contrôle sanguin et la bonne nouvelle est confirmée.

Après plus de 20 ans de maladie chronique, le patient a réussi à guérir de son hépatite B.

Cela n’arrive jamais avec une hépatite C ; passé la phase initiale, si vous êtes porteur chronique, vous le resterez toute votre vie.

Mais pour l’hépatite B, il existe 1 à 2 % de guérison, chaque année chez les porteurs chroniques.

Nous n’avons aucune explication claire de ce phénomène. Mais, la preuve en est que cela peut quand même arriver. Le corps finit par reconnaître, combattre et éliminer ce virus…

Cette belle histoire, nous rappelle que dans l’hépatite B, tout est possible.

Pascal Mélin

FESTIVAL DE BLOUSES

Retourner sa veste, une drôle d’expression, non ? Elle nous vient de Charles-Emmanuelle de Savoie, qui voulait à la fois devenir roi d’Espagne et de France. Il portait une casaque réversible aux couleurs de chacun des deux pays. Il pouvait ainsi changer d’avis…

Le médecin ne se croit pas malade, mais il est un malade qui peut retourner sa veste.

Dans un hôpital, quel est le point commun entre un malade et un médecin ? Bravo, c’est la blouse !

La blouse dans un hôpital, c’est un code social, les galons d’une armée sanitaire : infirmière, aide-soignante, médecin ; blouse à manches ou non ; code couleur spécifique ; extrémités roses, bleues ou blanches.

Mais, les médecins ont un privilège ! Ils peuvent porter la blouse négligemment ouverte. Le stéthoscope autour du cou à la mode des internes des hôpitaux de Paris. La blouse ouverte en signe d’ouverture, de disponibilité, de rencontre de l’autre.

Les infirmières ou les aides-soignantes ont une blouse fermée sur la face avant. Les psychologues de comptoir pourraient dire que c’est là une mesure de protection de conservation d’un univers de bonne santé face à un univers de maladie.

Et le malade lui ? Il a aussi une blouse à moins qu’il ait une Blues (musique) ! Mais pour qu’on ne les confonde pas, malades et professionnels de santé, les blouses sont en général dans une matière différente.

Signe ultime de différenciation, le malade a sa blouse fermée sur le devant et ouverte derrière. Voilà la protection du corps que propose un hôpital, une blouse ouverte sur l’arrière.

Avez-vous déjà connu cette sensation d’humiliation ou vous devez marcher avec une blouse de ce type ?

De la main gauche vous poussez le pied à transfusion et de la droite vous vous contorsionnez pour tenir votre blouse fermée pour que tout le monde ne voit pas votre cul !

Que nous en diraient les psys ? C’est un signe de soumission ? Ouverte sur l’avant, un signe de pouvoir, fermée pour exécuter et ouverte sur l’arrière en signe de soumission.

L’hôpital a encore du chemin à faire pour s’humaniser, car aujourd’hui, on ne lui demande plus uniquement de soigner. Aujourd’hui, on veut être pris en considération, être connu et reconnu, mais aussi, accueilli et recueilli.

Ne riez plus jamais quand vous croiserez dans un hôpital un malade avec une blouse ouverte derrière car le pire, c’est qu’à force de souffrir, on l’accepte et on n’essaye plus de se protéger.

Pascal Mélin

TCHÉTCHÈNE DE VIE

Cet après-midi, la consultation était surprenante. Le foyer local des SDF accueille des réfugiés par dizaine et le CeGIDD y réalise des dépistages et de l’information. Bien sûr, en cas de résultats positifs, les patients sont rapidement vus en consultation.

Aujourd’hui, il y avait trois patients du foyer en consultation :

  • deux jeunes hommes étaient porteurs d’hépatite B chronique et originaires du Soudan,
  • le troisième était un homme d’une quarantaine d’années porteur d’une hépatite C et originaire de Tchétchénie.

Nous avons échangé en anglais, je lui ai donné des informations sur sa maladie puis nous avons cherché ensemble son mode de contamination. Il s’est alors déshabillé et m’a expliqué qu’en 2004, alors qu’il était soldat dans l’armée tchétchène, il avait été capturé par des ennemies russes, avant d’être torturé et laissé pour mort. Son corps parle de lui-même, on peut voir de nombreuses traces de coups de couteau sur son thorax et son abdomen, mais aussi les pieds et les mains. Il avait été sauvé in extrémiste, grâce à une transfusion et une opération.

Malheureusement, si en France, les dons de sang étaient systématiquement sécurisés contre l’hépatite C depuis dix ans, ils ne l’étaient pas en Tchétchénie en 2004. C’est ainsi qu’il avait été contaminé.
Aujourd’hui, il est sur le point d’être expulsé et reconduit à la frontière alors que le traitement est là, à portée de main. J’ai à nouveau réalisé des certificats pour demander son maintien sur le sol français et permettre son accès aux soins.

Dans le monde, le sang destiné à la transfusion n’est pas systématiquement dépisté contre l’hépatite C.

Le programme NO-HEP 2030 prévoit une sécurisation de plus de 90 % des poches de sang avant transfusion… Mais pour 2030…

Cette histoire montre bien que l’hépatite C prend un sens différent d’un endroit de la planète à l’autre.

En France, il ne suffit pas de déclarer UNIVERSEL, pour tous, l’accès aux traitements. Il faut faire en sorte qu’il le soit vraiment.

Ce patient pourra-t-il rester sur le sol français et guérir ?

À SUIVRE…

Pascal Mélin

L’HÉPATITE FMR…

Il faudra bien lui trouver un autre nom !

L’hépatite C sera bientôt détrônée. Après de nombreux ravages, nous avons des traitements efficaces en notre possession pour réaliser le même rêve qu’avec la variole.

Faire disparaître l’hépatite C de la planète, c’est possible.

On pourra dire que l’hépatite C n’aura été qu’éphémère.

Mais pour cela, il faut mettre en place une désobéissance civique ou plutôt, une désobéissance de dépistage. On ne doit pas se contenter d’accepter le dépistage des personnes à risque, ou ayant eu un comportement à risque.

Tout le monde doit se sentir concerné et demander à son médecin un dépistage, ou bien se rendre dans un centre de dépistage anonyme et gratuit.

L’éradication planétaire de l’hépatite C nécessite encore des moyens. Une intensification du dépistage, un accès plus large au traitement et à la guérison, mais cela est possible.

Faisons de l’hépatite C l’hépatite FMR.

Pascal Mélin

LES CONSUL-STATION : UNE FAUSSE BONNE IDÉE…

Avez-vous déjà utilisé une sanisette ? N’en déplaise à monsieur Decaux, je suis sûr que vous vous êtes dit, c’est quand même mieux à la maison.

Eh bien, la consul-station est à la consultation ce qu’est la sanisette aux toilettes !

Testée initialement en Franche-Comté pour répondre à la désertification médicale, on la retrouve maintenant dans l’arrière-pays Varois. Mais, la technologie ne peut pas pallier au manque de médecin.

Imaginez-vous dans une sanisette où vous êtes mis en téléconférence avec un médecin de garde.

Température, oxymètre, stéthoscope, électrocardiogramme, lecteur de carte vitale (on n’oublie pas la facturation) et otoscope. Le patient est guidé par le médecin pour réaliser ces gestes et les sons ou les résultats sont télétransmis en temps réel et de façon sécurisée.

Et cerise sur le gâteau à la fin, on peut éditer une ordonnance !

Ce progrès, pris comme un jeu, permet de couvrir des zones où il n’y a plus de médecin de garde. Mais, cela pose toujours des questions et des limites. Pour les enfants ou pour les personnes âgées qui ne peuvent se rendre à la cabine de consul-station. Et comment parler de ses problèmes personnels troubles psy, addiction, portage d’une maladie chronique virale…

C’est peut-être un espoir pour le suivi de malades par un hyper-spécialiste qui se trouve loin… Mais, tous les malades et tous les médecins sont-ils prêts à jouer le jeu ?

Question finale : quel est le coût d’une cabine ?

À suivre…

Pour en savoir plus

Pascal Mélin

NI MOUTONS, NI MALADES, MAIS TÉMOINS

ON N’EST NI DES MOUTONS, NI DES MALADES, MAIS DES TÉMOINS

Le 28 juillet est passé avec ses difficultés à « communiquer » sur les hépatites virales mais la communauté des malades et des associations de patients se sont mobilisées.

SOS Hépatites a participé avec ses moyens à :
un communiqué de presse,
une newsletter spécifique,
• et surtout notre campagne « Savoir C Guérir » menée en partenariat avec Culture Angels.

Vous pouvez retrouver les actions menées à l’international sur le site No-Hep, mais aussi, l’ensemble des actions que nous avons réalisé, actions SOS Hépatites en région.

Nous continuons de dire que les hépatites virales sont des bombes humaines et qui mieux que BERTIGNAC pour nous en parler. Personnellement concerné et guéri, il a accepté une vidéo témoignage disponible sur notre site.

En 2017, nous voulons savoir, connaître les virus, leurs effets, mais aussi idem sur les traitements et le fonctionnement du foie.

Quels sont les effets de la stéatose, de la cirrhose et même du cancer.

On ne répétera jamais assez le premier traitement, c’est l’information !

Nous ne sommes ni des malades, ni des moutons, mais des Témoins.

Face à une maladie chronique, on nous montre souvent des malades qui ont apprivoisé leur maladie.

Mais nous, malades de l’hépatite C et demain aussi malades de l’hépatite B, nous voulons être des Témoins. Témoins de la maladie, de notre guérison, de notre vécu, mais aussi de notre confrontation aux soins parfois violents, parfois emphatiques.

La guérison virologique peut nous faire perdre notre statut de malade ou du moins, nous le fait voir autrement.

Devenons des Témoins, éclairons la route.

Ne soyons pas des moutons, même si c’est le souhait de certains médecins.

Nous ne voulons pas de vétérinaires, mais des hépatologues.

SAVOIR, C’EST GUÉRIR
GUÉRIR, C’EST APPRENDRE
APPRENDRE, C’EST TRANSMETTRE

Pour nous, la transmission ne doit plus être associée aux virus, mais au partage du savoir.

Pascal Mélin

L’HÉPATANTE N°21 – JUILLET 2017

ÉDITO : JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LES HÉPATITES

Le chanteur musicien Geoffrey Gurrumul est mort a 46 ans, des suites d’une hépatite B chronique contractée dans l’enfance. On se souviendra de son duo avec Sting en 2009, dans l’émission taratata : every breath you take. Mourir d’une hépatite le 28 juillet…, Gurrumul était un aborigène d’Australie, aveugle de naissance.

C’est justement, chez les aborigènes d’Australie, que le Professeur Blumberg découvrit en 1964 l’hépatite B, ce qui lui valut un prix Nobel en 1976. Le 28 juillet, c’est aussi la date anniversaire de Blumberg. La vie est ironique et hépatante.

Pour nous, à SOS hépatites, c’est un temps de revendication, mais aussi un temps pour dire ce que nous avons obtenu depuis un an. La baisse du prix des antiviraux de 40 % pour le VHC, le traitement pour tous, l’accès aux soins funéraires pour les malades, l’amélioration de la prise en charge des personnes atteinte de cancer du foie. Mais, nous dénonçons la pénurie de vaccin contre l’hépatite B. Avec des mots, des refrains, des troubadours, des compteurs et des chanteuses, nous continuerons. Aujourd’hui, l’enjeu pour nous, c’est celui du dépistage dans les pays riches comme, dans les autres… Nous contrôlerons les épidémies d’hépatites virales d’ici 2030, c’est tout le projet NO-HEP.
UN TRAITEMENT POUR TOUS
UNE GUÉRISON POUR CHACUN
UN VACCIN UNIVERSEL

Pascal Mélin, Président de SOS hépatites fédération

 

RETROUVEZ L’HEPATANTE DU MOIS DE JUILLET ICI
INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE LETTRE MENSUELLE

 

 

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LES HÉPATITES VIRALES

« COMMENT PEUT-ON VOUS AIDER LE 28 JUILLET POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LES HÉPATITES VIRALES ? »

Je ne m’attendais pas à une telle question de la part d’un patient. J’étais même surpris. On venait de lui apprendre qu’il était guéri de son hépatite C et il voulait rendre service.

Encore plus surprenant, il connaissait même la date de la journée mondiale.

Ma réponse sans réfléchir est simple : il reste 75 000 personnes non dépistées en France. Le challenge serait de trouver un nouveau malade et de l’amener aux soins pour lui permettre de guérir. Oui, c’est ça !

Je vous propose une sorte de chaîne, vous êtes maintenant guéri, aidez-nous à trouver un autre malade !

« Docteur, comme je me suis contaminé par toxicomanie, je vais essayer de retrouver mes potes de galère, au moins un ou deux, on a échangé des seringues, ils doivent être contaminés aussi, forcément !»

Voilà une action courageuse, pas facile de rappeler des anciennes connaissances des années après en leur disant « bonjour, je viens de guérir d’une hépatite C, as-tu déjà été dépisté, es-tu traité ? Tu devrais le faire, tu es probablement contaminé comme moi. »

En 2017, l’enjeu n’est plus celui de la guérison, mais celui du dépistage.

Mais c’est aussi le dépistage à l’échelon mondial. On estime que 81 % des personnes porteuses d’hépatite C vivent dans un pays pauvre ou en voie de développement.

90 % des personnes infectées ne sont toujours pas dépistées et seul 1 % des malades ont été traités.

Le dépistage et les soins sont possibles, il nous manque les moyens et l’organisation… à moins que ce ne soit la volonté !

ET VOUS QU’ALLEZ VOUS FAIRE POUR NOUS AIDER LE 28 JUILLET ?

Pascal Mélin

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : JOURNÉE MONDIALE DES HÉPATITES VIRALES

Communiqué de presse
28 Juillet 2017

 

 JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LES HÉPATITES VIRALES :
L’HÉPATITE B, LA GRANDE OUBLIÉE

257 millions de personnes vivent avec une hépatite B chronique dans le monde,  280 000 en France, infectées par un virus 100 fois plus transmissible que le VIH. 

L’hépatite B est la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente au monde, également transmissible de la mère à l’enfant et par voie sanguine.

Mais la méconnaissance de cette maladie perdure et l’hépatite B  est constamment méprisée par les politiques de santé.

Nous détenons l’ensemble des outils pour contrôler l’épidémie : des outils de dépistage variés, un vaccin efficace et sûr, des traitements qui stoppent la progression de la maladie. La réalité est toute autre et la plupart des personnes touchées n’ont pas accès aux dépistages et aux traitements qui pourraient leur sauver la vie. Dans le monde, seulement 9% des personnes vivant avec une hépatite B connaissent leur statut et 8% ont accès à un traitement.

La vaccination peine toujours à se mettre en place et des freins persistent alors que toutes les études ont montré qu’il n’existe aucune relation entre le vaccin et les maladies neurologiques, notamment la sclérose en plaque.

L’hépatite B peut pourtant être mortelle et exposer les malades à un risque important de décès par cirrhose et cancer du foie. 

Elle emporte chaque année dans le monde près de 900 000 personnes s’attaquant même à la paix, fauchant récemment le dissident chinois et Nobel Liu Xiaobo Le Dalai Lama lui même est également touché.

Alors que  la mortalité imputable à la tuberculose et au VIH baisse, celle due à l’hépatite B augmente.

En France, notre récente étude est venue confirmer la  difficulté des malades à parler de l’hépatite B, freinant notamment la vaccination de l’entourage des personnes vivant avec la maladie.

Des programmes d’annonce de la maladie, d’aide à l’accompagnement et à la vaccination sont nécessaires et demandés par les malades. Des recommandations d’experts existent mais la volonté politique de mise en œuvre  fait cruellement défaut.

Nous interpellons les pouvoirs publics français, européens et mondiaux sur l’urgence sanitaire que représente l’épidémie d’hépatite B et sur la nécessité d’entreprendre dès maintenant des actions concrètes et concertées qui mettront à mal l’épidémie et qui permettront l’information du public, le dépistage, la vaccination et l’accompagnement dans le soin des trop nombreux malades.

Nous demandons ainsi une réaction forte, rapide et à la hauteur de l’enjeu en santé publique.

Pascal Mélin                                                               07 85 62 91 69
Frédéric Chaffraix                                                      06 62 80 53 74
Carmen Hadey                                                           06 60 97 95 38

 

Sources : Global hepatitis report 2017 (OMS) et Santé Publique France