MALADIES CARDIO-RENALES METABOLIQUES (CRM) : ANNONCE

Communiqué de presse
Paris, 5 mai 206
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Maladies cardio-rénales métaboliques (CRM) : un collectif inédit d’acteurs se mobilise pour transformer la prise en charge de millions de Français

L’IHU ICAN, la Fédération de la Biologie Médicale, France Rein, la Fédération SOS Hépatites et maladies du foie, Poids Plumes France, l’Alliance du Cœur, l’UNIPA, l’Institut Sapiens et Boehringer Ingelheim annoncent avoir constitué un collectif, Coalition CRM, afin d’impulser une transformation profonde et durable de la prévention et de la prise en charge des pathologies chroniques du Cœur, du Rein et du système Métabolique, qui concernent déjà des millions de Français et qui, souvent, pourraient pourtant être évitées1,2,3,4,5.

En s’appuyant sur l’espoir suscité par la triple révolution scientifique, technologique et thérapeutique à l’œuvre, ce collectif proposera des pistes d’action concrètes pour basculer vers une médecine préventive, prédictive et individualisée, beaucoup plus efficiente face à un des plus grands défis de santé publique actuels.

Découvrez le communiqué de presse complet : PDF


Contacts :

Cabinet Pergamon
➤ Inès Baudouin | 06 11 81 12 17 | ines@pergamon.fr
➤ Marin Fourrier | 06 69 15 92 17 | marin@pergamon.fr

SEMAINE EUROPÉENNE DE LA VACCINATION 2026

27 avril

Aujourd’hui commence la Semaine Européenne de la Vaccination (SEV), qui aura lieu cette année du 27 avril au 3 mai et dont le thème est : « La vaccination des adolescents et des jeunes adultes ».
À cette occasion, le réseau SOS hépatites & maladies du foie, partenaire officiel de la SEV, qui promeut systématiquement la vaccination pour tous, va partager avec vous pendant toute la semaine des informations sur la vaccination en général et contre les hépatites virales en particulier. Notre priorité est de vous rappeler que la vaccination est la meilleure protection contre certaines maladies infectieuses et qu’il est important de se faire vacciner et d’être à jour avec ses vaccins !
On commence cette semaine de sensibilisation par une information clé : la vaccination, ce n’est pas que pour les enfants !
Pour se protéger de certaines maladies, il existe des vaccins à tous les âges : pour les bébés, les enfants, les adolescentes, mais aussi pour les adultes et les personnes âgées.
Il est également nécessaire de faire des rappels pour certains vaccins, comme par exemple contre le tétanos.
Donc, adolescents et jeunes adultes, vous êtes directement concernés : les vaccins se font à tous les âges !
Se vacciner, c’est se protéger aujourd’hui… et pour plus tard.
Cette semaine, on fait le point ensemble : restez à l’écoute et suivez-nous pour ne rien rater !

28 avril

La vaccination permet de protéger chacun de nous contre différents microbes (virus et bactéries) à l’origine de maladies infectieuses.
On se vaccine pour soi-même, mais aussi pour protéger ses parents, ses enfants, ses proches, ses collègues et les autres personnes autour de nous.
Vous êtes vacciné(e) ? Si oui, êtes-vous à jour avec vos vaccins ? Vous n’êtes pas sûr(e) ? Parlez-en avec votre médecin !
Il est nécessaire que les jeunes adultes fassent les rappels des vaccins qu’ils ont reçus lorsqu’ils étaient enfants. En effet, les défenses de l’organisme peuvent diminuer avec le temps et doivent être réactivées, comme par exemple pour le tétanos, la diphtérie ou la coqueluche.
Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner : les jeunes adultes peuvent être vaccinés même s’ils ne l’ont jamais été auparavant, notamment contre le HPV et l’hépatite B.
Un doute ? Un réflexe simple : vérifier son carnet de vaccination.
Se faire vacciner, tenir à jour son carnet de santé ou de vaccination et suivre le calendrier vaccinal (qui est régulièrement mis à jour), c’est aussi participer à la lutte contre les infections en France et dans le monde.

29 avril

Parlons aujourd’hui des hépatites virales et les vaccins disponibles.
Une hépatite virale est une maladie qui touche le foie. Il existe différents types d’hépatites, avec des modes de contamination différents : A, B, C, D et E.
Les hépatites A et E sont liées à l’hygiène des mains, à l’alimentation ou aux voyages.
L’hépatite B est due à un virus très contaminant : cent fois plus contaminant que le virus du sida. Les hépatites B et D se transmettent par des relations sexuelles non protégées et par le sang. L’hépatite D dépend du virus de l’hépatite B : elle ne survient que chez les personnes déjà infectées par l’hépatite B.
L’hépatite C se transmet par le sang.
Lorsque nous parlons de transmission par le sang, au-delà du contact direct avec le sang ou du partage de seringues, nous parlons aussi des situations comme les tatouages ou piercings non sécurisés, ou le partage d’objets personnels tels que les brosses à dent, les coupe-ongles ou les rasoirs.
Comment se protéger ?
Hépatite A : il existe un vaccin. Un autre moyen efficace de prévention est l’hygiène des mains et la vigilance lors des voyages dans les zones endémiques.
Hépatite B : elle peut être évitée grâce à la vaccination, qui protège également contre l’hépatite D. C’est un vaccin sûr et efficace : depuis 1982, plus d’un milliard de doses ont été administrées dans le monde. Le schéma vaccinal classique comprend trois injections. Aucun rappel n’est nécessaire. En France, ce vaccin est obligatoire chez les nourrissons nés depuis le 1er janvier 2018.
Hépatite C : il n’existe pas de vaccin.
Les hépatites virales concernent aussi les jeunes : informez-vous. S’informer, c’est déjà se protéger.

30 avril

Se protéger, ça commence maintenant.
Quand on est jeune, on construit aussi sa santé pour l’avenir.
Aujourd’hui, en France, il existe 11 vaccins obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le pneumocoque, les méningocoques ACYW et B, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Pour les enfants de plus de 12 mois résidant en Guyane française, la vaccination contre la fièvre jaune est également obligatoire.
Même s’ils ne sont pas obligatoires, plusieurs vaccins sont recommandés ou utiles chez les adolescents et jeunes adultes (liste non exhaustive) :
– Hépatite B (rattrapage pour ceux nés avant 2018) ;
– HPV (vaccination recommandée en France pour les jeunes filles et les garçons entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage jusqu’au 26 ans) ;
– Méningocoques (rattrapage pour ceux nés avant 2018, recommandé jusqu’à l’âge de 25 ans) ;
– Hépatite A (selon situations : voyages, conditions de vie) ;
– Rappels DTP et coqueluche (à 2 mois, 4 mois, 11 mois, 6 ans, 11-13 ans, 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans).
Se vacciner, c’est : se protéger soi-même, protéger les autres et éviter des maladies parfois graves.
Un geste simple, une protection efficace.

1 mai

Aujourd’hui, déconstruisons les idées reçues.
« Je suis jeune, je ne risque rien », « Je suis en bonne santé donc pas besoin », « Je ne suis pas concerné(e) ».
C’est faux !
Voici quelques chiffres :

• 0 cas de poliomyélite en France depuis 1997 ;
• 0 cas de variole dans le monde depuis 1977 ;
• 1000 décès dus au tétanos étaient déclarés en 1945, 171 en 1995, 7 en 2005 et depuis 2012 entre 0 et 1 décès par an ;
• en Suède, la vaccination contre les infections à HPV est mise en place depuis 2006. Aujourd’hui, on observe une diminution de 90 % du nombre de cancers du col de l’utérus chez les femmes qui ont été vaccinées durant leur adolescence.
Ainsi, si vous êtes en bonne santé, c’est aussi grâce à la vaccination ! C’est elle qui a permis de faire disparaitre ou de réduire fortement de graves épidémies.
Les adolescents et les jeunes adultes peuvent être exposés à certaines infections : la vaccination reste essentielle à tous les âges.
Les modes de contamination sont nombreux : vous êtes tous concernés.
Je me vaccine, je me protège, je protège les autres !

2 mai

Quiz rapide : vrai ou faux ?
1. Je peux me faire vacciner à tout moment si je ne suis pas à jour.
2. L’hépatite B peut concerner les jeunes adultes.
3. Certains vaccins protègent aussi contre des cancers.
Réponses :
1. Vrai
Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner, même si l’on n’a jamais été vacciné, de même que pour faire un rappel.
2. Vrai
Le virus peut être transmis de la mère à l’enfant lors l’accouchement si la sérovaccination n’est pas réalisée dans les heures suivants la naissance. Le nouveau-né a alors 90 % de chance d’une hépatite B chronique.
3. Vrai
Nous pensons notamment aux vaccins contre l’hépatite B, qui protège contre le cancer du foie, et au vaccin contre le HPV, qui protège le cancer du col de l’utérus, mais aussi du pénis, de l’anus et de la gorge.
À retenir : la bonne information sauve des vies.
Et vous, vous auriez eu tout bon ?

3 mai

Et si c’était le bon moment pour faire le point ?
1. Vérifiez votre carnet de vaccination
2. Parlez-en à un professionnel de santé
3. Pensez aussi aux dépistages selon votre situation
Se faire vacciner aujourd’hui, c’est éviter des problèmes demain.
À vous de jouer !
Ressources utiles :
1. Le site Vaccination-Info-Service (VIS) pour des particuliers et sa version dédiée aux professionnels de santé (VIS-Pro) ;
2. Le site de Santé Publique France ;
3. Notre memo sur les modes de contamination des hépatites virales
;
4. Le calendrier simplifié de vaccination 2026 pour ne pas oublier un vaccin ou un rappel.

MASHLETTER N°52 – AVRIL 2026

ÉDITO :                                                              

Vivent les états généraux de la MASH ?
OUI, SOS hépatites & maladies du foie va organiser des états généraux de la MASH. Et, NON, ce ne seront pas des états généraux supplémentaires.
Mais qu’est-ce que des états généraux ? Face à une situation sanitaire complexe ou qui n’avance pas, il est intéressant de mettre dans la même salle, professionnels de santé, malades, associations de malades et représentants politiques, pour échanger, débattre, trouver les bonnes questions ou voir les choses autrement pour construire des projets de soins et faire avancer des revendications collectives.
Organiser et porter des états généraux est un véritable exercice de démocratie sanitaire.
LA MASH est une maladie à plus d’un titre.
C’est la dernière grande épidémie à laquelle nous devons faire face.
La prise en charge est mal codifiée et les traitements balbutiants.
C’est une maladie hépatologique dont les complications peuvent être en dehors du foie et qui s’articule avec l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires.
Certains quand ils tournent en rond, pondent des circulaires, d’autres pour avancer publient des arrêtés et nous à SOS hépatites et maladies du foie, face à la complexité de la MASH, nous avons décidé d’organiser des états généraux !
Ce sera un temps de travail et d’échanges entre tous ceux qui le souhaitent pour réfléchir, proposer et prioriser les actions à mener car le temps de l’action sanitaire et politique est venu.
La première est probablement ce numéro spécial sur les états généraux pour commencer à réfléchir…

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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MASHLETTER N°51 – MARS 2026

ÉDITO :                                                              

Le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes, c’était l’occasion pour la MASHLETTER de s’interroger sur l’égalité des sexes face à la MASLD et à la fibrose hépatique.
La MASLD n’est pas une maladie genrée, quoique … Certes, moins que le cancer des ovaires ou l’adénome de la prostate, mais davantage d’hommes sont concernées (deux fois plus).  
Chez les  femmes, certaines spécificités, comme le rôle des hormones, ne sont pas sans effet sur la stéatose hépatique. Que se passe-t-il autour des moments clef de la vie comme la grossesse, l’allaitement ou la ménopause, périodes où les hormones se bousculent ? Quelles conséquences sur les enfants ? Quid du syndrome des ovaires polykystiques qui touche une femme sur dix et favorise la stéatose ?
Petit bémol tout de même, les hormones ne sont pas seules responsables. La génétique et l’éducation pèsent tout autant, et là, ce sont les deux parents qui sont responsables, notamment sur l’alimentation et l’activité physique, alors ne faisons pas culpabiliser les mamans !
D’ailleurs, connaissez-vous la différence entre sédentarité et manque d’activité physique ? Vous pensez sans doute que c’est la même chose, mais vous découvrirez dans cette MASHLETTER que ce n’est pas du tout pareil. 
Et le mot de la faim ce mois-ci est « steaksisme », ce mot valise fait-il partie de votre vocabulaire ?
Alors lisez vite cette MASHLETTER dédiée aux femmes mais qui informera tout autant les hommes.

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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MASHLETTER N°50 – FÉVRIER 2026

ÉDITO :                                                              

On y est ! Ce ne sont pas les hirondelles qui sont arrivées, mais le resmetirom, et lui, ne repartira pas à l’automne. Enfin un traitement reconnu dans la MASH, et c’est le premier !
On vous a déjà parlé du resmetirom comme d’un traitement prometteur de la MASH, eh bien, ça y est ! Le 11 février dernier, la Haute Autorité de Santé (HAS) a donné son accord pour sa mise sur le marché dans le traitement de la  MASH en France, il sera commercialisé sous le nom de Rezdifrra®.
Certes, le pied n’est que dans la porte, l’accès en est restreint pour l’instant, il sera prescrit sur demande d’autorisation après évaluation, mais c’est déjà pas mal. Nous vous donnerons tous les détails le mois prochain.
Dans ce numéro 50 de la MASHLETTER, nous vous proposons d’évoquer le surpoids et l’obésité chez les enfants, car ils ne sont pas épargnés. Ce sont eux qu’on retrouvera malades une fois adultes si on n’agit pas aujourd’hui. Le Dr Marie Bournez, pédiatre endocrinologue a accepté de nous parler de ces prises en soins spécifiques et de leurs enjeux cruciaux.
Pour rester dans le thème de la pédiatrie, c’est Hugo qui nous partage « son truc de malade » avec le vocabulaire spécifique des pré-ados.
Et si la micro gravité apportait des macro réponses en médecine ? Il va falloir patienter un peu avant que les astronautes racontent leurs expériences dans l’espace, mais cette mission qui vient de débuter dans la station spatiale internationale va sans doute apporter de nouvelles réponses dans le domaine des maladies métaboliques.
Et pour finir, en période électorale, il faut faire entendre sa voix, même si elle peut changer en fonction de notre alimentation.

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE CANCER 2026

Chaque année, le 4 février, la Journée mondiale contre le cancer est l’occasion parfaite de penser à votre santé et aux gestes simples de prévention, car il est bien connu qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

Et ici, sans surprise : nous souhaitons mettre l’accent sur le cancer du foie.

Le foie est un organe vital (et le plus volumineux du corps humain), qui remplit de nombreuses fonctions : fabrication de la bile, filtration du sang, stockage du glucose, production de substances indispensables au maintien de l’équilibre de l’organisme.

Le cancer du foie le plus fréquent est le carcinome hépatocellulaire, ou hépatocarcinome. Son développement survient le plus souvent au cours de l’évolution d’une maladie chronique du foie, comme une cirrhose ou une hépatite B ou C, une MASH (Metabolic Dysfunction Associated Steatohepatitis, soit stéatohépatite d’origine métabolique), sans oublier des facteurs de risque comme l’alcool et le tabac, ou d’autres maladies chroniques telles que le diabète de type 2. Il peut toutefois survenir, dans de rares cas, sur un foie sain.

Quelques points importants à savoir :

  • le cancer du foie est souvent asymptomatique, donc silencieux ;
  • ce cancer est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde ;
  • en 2040, selon les prévisions, le nombre de cancers du foie en France augmentera de 26 %, soit 14 500 nouveaux cas ;
  • en 2050, si rien ne change, selon les prévisions, le nombre de cancers du foie pourrait doubler, atteignant plus de 1,5 million de cas par an dans le monde ;
  • 60 % des cancers du foie sont évitables.

Pour plus d’informations sur le dépistage du cancer du foie en France, découvrez le replay de l’intervention du Dr Thomas Mouillot et du Dr Marianne Latournerie au 26e Forum national de SOS hépatites & maladies du foie : « Le diagnostic et la prise en charge de la MASLD, et l’importance du dépistage du CHC chez tous les patients à haut risque ! »

Pour évaluer en moins de 2 minutes votre risque de développer un cancer du foie, découvrez cet outil développé par l’ILCM, qui s’appuie sur les principaux facteurs de risque du cancer du foie – carcinome hépatocellulaire (CHC) et cholangiocarcinome (CCA).  Important : cet outil ne remplace pas un avis médical. Parlez-en avec votre médecin.

Pour partager votre expérience du cancer du foie, ou celle d’un proche, nous sommes à votre écoute par mail à contact@soshepatites.org et par téléphone au 0 800 004 372.

Le réseau SOS hépatites & maladies du foie est membre de l’Association européenne des malades du foie (European Liver Patients’ Association – ELPA) et du Mouvement international contre le cancer du foie (ILCM – International Liver Cancer Movement, www.ilcm.global). Avec l’ensemble de nos amis associatifs et partenaires nationaux, européens et internationaux, nous parlons d’une seule voix pour faire de ce mois un grand temps de sensibilisation au cancer du foie, même si notre combat est quotidien.

#UnitedByUnique : tous ensemble pour agir pour la santé du foie et pour notre santé !

MASHLETTER N°49 – JANVIER 2026

ÉDITO :                                                              

Messieurs les Anglais ont tiré les premiers !
En effet, il y a quelques jours, les Anglais ont voté une loi interdisant la publicité sur la malbouffe à la télévision et sur les réseaux avant 21h (voir l’info ici).
Bravo pour cette action que certains qualifieront probablement d’insuffisante mais c’est un premier pas qui n’arrive pas par hasard en Angleterre, pays de la région européenne comptant le plus d’obèses chez ses adolescents. Il s’agit de la reconnaissance des revendications de Bite Back, mais connaissez-vous cette association ?
La MASH et l’obésité ont plusieurs visages, c’est probablement ce qui rend si compliqué leur prise en charge. Mais à l’heure où le Wegovy® vient d’avoir sa reconnaissance en comprimés aux USA, il est incompréhensible et inadmissible de devoir souhaiter être plus malade pour accéder à un parcours de soins : « Vous n’êtes pas encore assez gros pour accéder à une chirurgie bariatrique ; vous n’êtes pas diabétique, donc vous devez payer ce traitement qui est nécessaire pour vous… » Ce sont les remarques qui remontent  du terrain.
Alors oui, il faut changer les comportements, augmenter l’activité physique et même en restant chez soi ? Pourquoi pas non plus sur prescription médicale ?
Mais l’accès aux soins doit se modifier. Sinon les associations de malades devront-elles avoir recours à des actions coup de poing pour provoquer un électrochoc ? Qu’il serait drôle de ressortir les cartes de rationnement pour dénoncer nos contradictions actuelles.
Aujourd’hui tout est là pour changer : 

  • Mieux protéger les jeunes générations, pourquoi pas en légiférant.
  • Mieux faire comprendre la maladie, c’est notre action chaque mois.
  • Mieux prendre en charge les malades en redéfinissant les parcours de soins et en prenant en charge les nouveaux traitements qui ont fait leurs preuves.

L’urgence est en 2026, « for sure »…

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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ÉTUDE ANRS 0250s-BI-LIGHT

Vous vivez avec l’hépatite B chronique & avec le VIH et vous souhaitez participer à l’essai BI-LIGHT, contactez-nous pour échanger sur l’étude et ses objectifs :
→ Carmen HADEY, référente SOS Hépatites & Maladies du foie « hépatite B, hépatite D et vaccination du quotidien », 07 83 71 57 68, carmen.hadey@soshepatites.fr.


Les allègements thérapeutiques, comme la bithérapie ou le traitement séquentiel, sont utilisés pour maintenir le contrôle du VIH après obtention d’une charge virale indétectable. Cependant, il manque des données sur ces options pour les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite B. Cet essai vise à évaluer la sécurité de deux stratégies d’allègement, dont les charges virales VIH et VHB sont indétectables depuis plus de 2 ans sous trithérapie.

Objectif de l’essai
L’objectif principal de cet essai est d’évaluer la sécurité, vis-à-vis du contrôle de l’hépatite virale B, de 2 stratégies d’allègement de traitement pour des patients ayant préalablement une co-infection VIH-VHB contrôlée sous trithérapie continue, dont les charges virales VIH et VHB sont indétectables depuis plus de 2 ans sous trithérapie.

Stratégies évaluées
Les 2 stratégies d’allègement évaluées seront :

  1. Allègement de la trithérapie antivirale antérieure (contenant du TDF ou TAF) en 4 jours consécutifs sur 7.
  2. Allègement de la trithérapie antivirale antérieure (contenant du TDF ou TAF) vers une bithérapie continue sans TDF ni TAF mais incluant du 3TC en association avec du dolutégravir (DTG) ou du darunavir boosté par du ritonavir (DRVr).

Méthodologie de l’essai
L’essai sera de type interventionnel, séquentiel, équivalent Phase IIA, multicentrique, en ouvert, randomisé non comparatif. Il évaluera, pendant 96 semaines, la sécurité en terme de contrôle virologique VHB des 2 stratégies d’allègement de traitement antiviral, chez des patients co-infectés par les virus VIH-1 et VHB, préalablement en succès virologique prolongé.

Critère d’évaluation principal
Le critère de jugement principal est la proportion de participants en échec virologique pour le VHB à 96 semaines. L’échec est défini par la survenue de 2 mesures successives de charge virale VHB > 10 UI/ml ou d’une mesure de charge virale VHB supérieure au seuil de détection et suivie de l’arrêt définitif de la stratégie ou du suivi dans l’essai

Pour plus d’informations sur l’étude, visitez le site de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes.

MASHLETTER N°48 – DÉCEMBRE 2025

ÉDITO :                                                              

JE DÉTESTE LE MOIS DE DÉCEMBRE…
Je déteste le mois de décembre, il fait froid, il y a les fêtes… C’est un mois faux, un mois du semblant, de la malbouffe, de la surconsommation, de l’opulence coûte que coûte.
Décembre, c’est aussi là où on fait le bilan sur l’année écoulée et où on prend des résolutions sur celle à venir.
Mais c’est au quotidien qu’il faut agir, les engagements pris le premier janvier ne tiennent rarement pas plus loin que le mois suivant. Pourtant, la MASH est bien l’exemple d’une maladie qui nécessite des engagements et des changements durables.
Alors jouons le jeu, qu’est-ce qu’on doit retenir de 2025 et quels combats restent à mener en 2026 ? Volontairement, je dis NOUS, car sans l’engagement de tous, rien n’est possible.
Nous avons sélectionné ce qui nous a semblé le plus important, que ce soit en épidémiologie, dépistage, traitement et changements de comportement. Le monde de la MASH bouge, 2026 sera une année cruciale avec des évolutions que nous revendiquons.
Concernant les fêtes, voici un menu de Noël « MASH compatible » sans sucres ajoutés. Et pour les cadeaux, regardons du côté des parfums, pourquoi la tendance est-elle aux notes sucrées ? Le sucre est décidément partout, mais comment rester vigilant ? En commençant par découvrir notre calendrier de l’avent, sans calorie mais pas sans saveur, une véritable encyclopédie du sucre, un teaser pour le défi de Juin…
Belles fêtes à tous !

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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Étude Pasteur CHOICE-HBV

Appel à participation pour les personnes vivant avec une hépatite B chronique en France (métropole et Outre-mer) !

Vous vivez avec une hépatite B chronique en France (métropole et Outre-mer), vous êtes majeur, vous souhaitez donner votre avis et contribuer à l’amélioration de la prise en soin de cette maladie ? L’étude CHOICE-HBV – Comprendre les choix des patients dans le traitement antiviral de l’hépatite B – est faite pour vous !

 La page d’accueil du questionnaire est disponible ICI 

Cette étude est menée dans plusieurs pays (notamment en France, en Angleterre, au Japon et en Gambie) par  lInstitut Pasteur, un institut de recherche en santé de renommée mondiale. Son objectif est de mieux comprendre ce qui compte le plus pour vous dans votre décision de vous faire traiter ou non, ainsi que vos préférences en matière de traitement.

Certains traitements peuvent être longs et entraîner des effets indésirables, même s’ils protègent votre santé et limitent la transmission du virus. Les chercheurs souhaitent donc comprendre ce que pensent les personnes vivant avec une hépatite B chronique du traitement antiviral. Ces connaissances permettront d’améliorer la prise en charge, de la rendre plus centrée sur vos besoins et, de manière générale, d’améliorer la qualité de vos soins.

Le questionnaire en ligne dure une dizaine de minutes.
Vos réponses sont confidentielles et anonymes : personne ne pourra savoir qu’elles proviennent de vous. Vous pouvez interrompre votre participation à tout moment. N’hésitez pas à consulter la note d’information disponible sur la page d’accueil du questionnaire pour en savoir plus sur la protection de vos données.

Faites entendre votre voix :

Plus de 250 millions de personnes vivent avec une hépatite B chronique dans le monde.

Ensemble, nous sommes plus forts ! Merci à toutes et à tous, personnes concernées et en lien avec des personnes concernées, de partager l’enquête CHOICE-HBV !

L’HÉPATANTE N°75 – ÉDITION SPÉCIALE

ÉDITO :                                                              

MERCI !
SOS hépatites & maladies du foie remercie sincèrement toutes les personnes qui ont participé à l’organisation et au succès du 26e Forum national : les participants, les intervenants, l’ANRS-MIE, le Ministère de la santé et de la prévention, nos partenaires privés et toute l’équipe de SOS hépatites & maladies du foie.

Revivez le 26e Forum national avec les vidéos découpées au plus juste des différents sujets que nous avons abordés pendant la journée du 20 novembre, sans oublier les diaporamas des intervenants.

Votre évaluation est importanteICI !

Pascal MÉLIN, Président de Fédération SOS hépatites & maladies du foie
#MonFoieJeLAime

L’HÉPATANTE N°75 – ÉDITION SPÉCIALE

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MASHLETTER N°47 – NOVEMBRE 2025

ÉDITO :                                                              

Il faut voir les choses autrement… 
Ce n’est pas uniquement le mantra de la MASHLETTER, c’est surtout le fil rouge de toutes les communications dans les congrès internationaux concernant la MASH.
Alors que l’on stigmatise de plus en plus les obèses et leur obésité, alors qu’ils sont en train de devenir la majorité, comme aux États-Unis où l’on tente de limiter leur accès au territoire, il est important de rappeler que derrière cette obésité, il y a souvent des troubles du comportement alimentaire qui doivent être identifiés pour prendre en charge correctement les patients.
Regard changeant aussi au congrès américain d’hépatologie (AASLD) la semaine dernière qui démontre ce que nous percevions dès les premiers essais thérapeutiques : « La solution pour vaincre la MASH ne sera pas dans des traitements simples mais dans des combinaisons thérapeutiques ». L’histoire nous l’a appris avec le VIH et le VHC, elle se répète avec la MASH.
Les bithérapies font mieux que les monothérapies. Les combinaisons gagnantes seront des thérapies combinées, il faudra même en inclure une supplémentaire : les changements de comportement du patient, indissociables des traitements médicamenteux pour des résultats efficaces et durables.
Le malade ne doit pas disparaitre derrière la maladie, c’est un patient porteur de MASH et non une MASH, c’est un patient obèse et pas une obésité qu’il faut guérir.
Mais nous voulons toujours vous faire sourire avec nos cookies surprise plutôt que de déprimer. La dépression, parlons-en car si on soupçonnait que la consommation de sucre faisait déprimer, on le confirme désormais et on comprend de mieux en mieux pourquoi.
Et remettons Hippocrate au goût du jour en regardant l’expérience de cette belle idée de Food Pharmacy pour lutter contre la précarité alimentaire à l’heure où la campagne 2026 des restos du cœur débute. Car c’est aussi çà, voir les choses autrement et c’est ce que nous ferons encore lors de notre Forum national ce jeudi 20 novembre. Pour en savoir plus, c’est ICI.

Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS hépatites & maladies du foie

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