
La Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, un vingt-huit juillet et tout ça, parce que c’est la date anniversaire de Blumberg mais pourquoi pas Sogni, Poynard, Doffoel ou Marcellin, je suis sûr que cela aurait pu mieux tomber… Mais Blumberg reste le découvreur de l’hépatite B, excusez du peu. Difficile de faire des actions en France ce 28 juillet, moi :
- Je rêverai sur les côtes du sud d’un avion au-dessus des plages avec une banderole pour dire où on pourrait se faire dépister.
- Je rêverai d’un pique-nique de malades au Trocadéro.
- Je rêverai d’un défilé main dans la main entre malades et personnes guéris avec chacun un tee-shirt « J’ai l’hépatite » ou « Je ne l’ai plus ».
- Je rêverai d’une banderole devant la flamme du soldat inconnu où il serait noté « À la mémoire du cirrhotique inconnu ».
- Je rêverai d’un escaladeur de ville qui grimperait sur des immeubles avant de déployer une banderole « 28 juillet hépatites faites-vous dépister »
- Je rêverai que l’on distribue des brassards notés « J’ai une hépatite » et que les gens les portent une journée entière pour qu’il ne soit plus choquant de dire, je suis malade.
- Je rêverai d’une annonce sur le fronton de l’Assemblée nationale « On est député, on vous représente, nous sommes tous vaccinés contre l’hépatite B ».
- Je rêverai de voir mon ordinateur s’ouvrir sur Google qui me dirait « 28 juillet les hépatites et vous ? »
- Je rêverai que BFM tv passe en boucle sur son bandeau d’annonce des messages de prévention.
Tout ça c’était 2016… et c’est dans 2 jours.
Et SOS avec ses faibles moyens a déjà commencé des actions de terrain comme à Marseille.
Mais pour 2017, Madame la Ministre de la Santé, monsieur le Président de la République, vous ne voudriez pas faire de la lutte contre les hépatites virales la grande cause nationale de l’année ?
Allez, faites nous rêver, c’est possible !
Pascal Mélin



’était une consultation qui s’est déroulée il y a quelques années. C’était un homme d’une cinquantaine d’années qui s’est présenté à ma consultation en me déclarant : « Docteur, il faut me sauver. Il faut absolument me donner un traitement car mon hépatite B est grave et va me tuer… Le précédent docteur que j’ai vu n’a pas voulu me traiter et m’a indiqué que j’étais infecté par un mutant pressé ». C’est alors que j’ai compris l’angoisse de celui qui était en face de moi. Le corps médical lui avait dit qu’il était porteur d’une hépatite B chronique avec un mutation en situation pré-C. Et le malade avait compris lui en phonétique qu’il était infecté par un virus mutant pré-C. Vous pensez que c’est là une histoire de chasse, et bien non, car c’est histoire qui s’est répétée de multiples fois ? Interrogez les hépatologues, ils vous diront l’avoir déjà vécu.





