Je voudrais à travers ce billet d’humeur rendre hommage à tous ceux qui ont réfléchi et analysé les séquences thérapeutiques.
En effet lorsqu’on leur a annoncé qu’ils allaient se lancer dans 48 semaines de traitement et non 52, ils ont revisité la situation en bons épicuriens et se sont dit qu’il fallait mieux être sous traitement les 48 premières semaines de l’année et gagner ainsi le mois de décembre afin de faire honneur aux huîtres, foie gras et autres bûches à la crème au beurre lors de leur convalescence d’Hépatant.
Voilà une utilisation gourmande de cette remise de peine sur l’année de traitement. Mais attention de ne pas oublier que le foie n’apprécie pas trop les surcharges en calories et que le risque est d’aboutir… à son propre foie gras.
On ne se débarrasse pas d’un virus pour s’embarrasser d’un foie gras mais nous souhaitons malgré tout à chacun d’entre vous de profiter pleinement de ces dernières semaines de l’année car si les Palestiniens et les Israéliens sont capables de faire une trêve pour les fêtes nous pouvons nous aussi déclarer ouverte la trêve de la fibrose…
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LE PÈRE NOËL À LA CIRRHOSE
La nouvelle est tombée ce soir et vient d’être confirmée par le pôle nord : le Père Noël a une cirrhose.
Cela faisait plusieurs années que la rumeur revenait régulièrement sur les tabloïds et dans les journaux people mais la nouvelle est maintenant officialisée sur le site propre du père noël.
Tous les signes étaient là et on ne voulait pas y croire. Cet homme est depuis des années en surcharge pondérale présentant une obésité androïde avec un Body Mass Index (BMI) à plus de 40…
Des indiscrétions récentes de son médecin personnel avaient fait état de transaminases à plus de trois fois les valeurs normales. Mais les connaisseurs avaient repéré son nez rouge qu’il cachait derrière sa barbe qui n’était rien d’autre qu’un rhino phyma. Sa barbe avait pour principale fonction de cacher des télangiectasies qu’il porte sur le visage, ces petites rougeurs de la peau qui sont typique d’une cirrhose.
Peu de gens ont vu le père noël marcher, le plus souvent il était tiré sur son traîneau ou s’appuyait sur des enfants et pour cause il a une polynévrite méditée par une cryoglobuline sévère.
Et ses petits coucous de la main, détrompez vous, il ne vous fait pas au revoir, c’est simplement un astérixis, c’est-à-dire un tremblement lié a une encéphalopathie qui complique sa cirrhose.
Et maintenant que la vérité a éclaté au grand jour, et que le père noël a rejoint la grande famille des hépatants nous espérons qu’il amènera à tous les enfants des chaussons pour pouvoir ensuite y mettre des vaccins contre l’hépatite B, quant à lui nous lui souhaitons de pouvoir être transplanté en 2013 sans avoir recours a une greffe familiale avec le père fouettard (car ils ne sont pas en PACS depuis plus de 2 ans).
Je me joins donc à ce nouvel hépatant pour vous souhaiter de bonnes fêtes de noël. J’espère que cette année encore il arrivera à travailler pour notre part nous l’aiderons tout au long de l’année à venir.
COUP DE GUEULE ET RÉFLEXION
SOS Hépatites a toujours été très attaché aux problèmes psychologiques des malades sous traitement ou pas.
Il y a plusieurs années nous avions mis cette question en débat lors de notre forum annuel.
Nous avions applaudi lorsque la Haute Autorité de Santé (HAS) avait demandé à Jean Philippe LANG, Médecin Psychiatre à Erstein, d’écrire un guide de recommandation sur la prise en charge des troubles psychiatriques au cours de l’hépatite C.
Les textes sont toujours téléchargeables et disponibles sur internet.
Malheureusement à l’heure des trithérapies et de l’arrivée des nouvelles molécules, même si les troubles psychologiques ou psychiatriques persistent, il est de notre devoir de faire remarquer et d’attirer l’attention sur le fait qu’il n’y a aucune donnée sur les interactions médicamenteuses qui sont pourtant très importantes et dangereuses en termes de perte d’efficacité ou de toxicité !
SOS Hépatites voudrait que l’on puisse s’orienter faire une refonte des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) même si elles sont pertinentes doivent absolument être mise à jour régulièrement au vue des nouveautés scientifiques !
Il est nécessaire de mettre en place une info-vigilance !
C’est à ce prix que nous maintiendrons le niveau de la qualité des soins.
Internet oui !!! Mais avec des mises à jour régulières, pour les associations autant que pour l’état.
JOUER AU DOCTEUR… en 2012
Il est des anecdotes qui sont le reflet de notre société actuelle.
Une histoire m’a été relatée par l’infirmière d’éducation thérapeutique qui travaille avec moi.
Son récit m’a fait sourire mais à bien y réfléchir m’a rendu plutôt triste.
Un soir après sa journée à l’hôpital, elle retrouve ses enfants derrière l’ordinateur.
Tout naturellement, elle leur demande « Que faites vous ? »
Les enfants lui répondent en chœur « Nous jouons au docteur !!! »
La maman, surprise, regarde s’ils surfent sur un site médical mais NON.
Dans ses souvenirs, jouer au docteur ce n’était pas ça.
La maman ne comprenant pas, les enfants lui expliquent «C’est comme chez le docteur, lui c’est le malade et moi je suis le médecin, je regarde l’ordinateur. »
Ça y est on y est !!!!
Le médecin est celui qui regarde l’ordinateur.
Adieux tous nos rêves pré pubères de jouer au docteur maintenant plus de jeux avec la petite cousine… pour se dévêtir et se découvrir.
Maintenant si vous êtes médecin vous regardez un ordinateur.
Quelle horreur… Qu’avons-nous raté ?
Comment les enfants pourront se construire une image d’un médecin avant tout humaniste à l’écoute de l’autre et dans le prendre soin d’un corps en souffrance ou en questionnement. Le médecin doit rester humain, la consultation doit rester l’aventure d’une rencontre et oser cette rencontre.
Les médecins et les patients doivent avoir le souci de protéger ce temps de consultation de rencontre de partage.
Sinon dans quelques temps les panoplies de la Malette du médecin sera remplacée par un joystick.
Père Noël, merci de nous aider dans cette démarche.
POUR DES MENOTTES À USAGE UNIQUE…
Réfléchissons un peu avez vous déjà eu le bonheur d’être menotté ?
Je ne parle pas forcément de votre intimité sexuelle…
Si on considère qu’il y a en France plusieurs milliers de paire de menottes.
Toute personne qui a eu un jour des menottes se souviendra avoir forcément tenté de s’en extraire ? Le résultat la peau du poignet est arraché. Les menottes sont alors ensanglantées par les lésions cutanées !
Quelle est la prévalence des hépatites virales chez les sujets qui vont être menottés ? Les menottes sont sales. Elles peuvent alors être source de contamination et transmettre le virus de l’hépatite B ou C au prochain qui s’écorchera.
Quel est la procédure en fonction pour nettoyer et désinfecter les menottes, les matraques et quel est le produit désinfectant utilisé dans les commissariats ?
Voila une procédure qu’il va falloir revoir avec les virologues dans le cadre de l’obtention des normes ISO 9002 dans les hôtels de police.
Une revendication à mener pour interpeller le ministre de l’intérieur.
Alors oui il est urgent de réfléchir à des menottes à usage unique pour une vraie politique de réduction des risques accessible à tous…
DON DE SANG : SURVEILLANCE DU RISQUE INFECTIEUX ET SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE
Nous y apprenons que le risque de transmission du VIH-sida par transfusion reste stable (le risque résiduel est évalué à 1 pour 3 millions de dons environ), contrairement à celui du VHB et du VHC qui est en baisse depuis 1992. Le risque a été divisé par 20 pour le VHC, et par 5 pour le VHB depuis 1992.
Une équipe de recherche a également fait une étude modélisée pour savoir si le risque augmenterait en acceptant les dons des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH). Ses conclusions sont…
QU’EST-CE QUE L’HÉPATITE C ? INTERFÉRON/RIBAVIRINE
Cette brochure a été imaginée et concue par des membres de l’association SOS Hépatites, c’est à dire par des personnes atteintes par le virus d’une hépatite virale et leurs proches.
La collection de brochures « ÊTRE HÉPATANT » est réalisée grâce au soutien financier de Schering-Plough en toute indépendance éditoriale.
« ÊTRE HÉPATANT » a remporté le Prix Spécial du Jury du festival de communication médicale de Deauville 2003.
VVRE AVEC L’HÉPATITE C – INTERFÉRON/RIBAVIRINE
Cette brochure a été imaginée et concue par des membres de l’association SOS Hépatites, c’est à dire par des personnes atteintes par le virus d’une hépatite virale et leurs proches.
La collection de brochures « ÊTRE HÉPATANT » est réalisée grâce au soutien financier de Schering-Plough en toute indépendance éditoriale.
« ÊTRE HÉPATANT » a remporté le Prix Spécial du Jury du festival de communication médicale de Deauville 2003.
L’HÉPATITE C TUE AUTANT QUE LA ROUTE
C’est un fait : l’hépatite C tue désormais autant que la route en France.
En décidant de porter cette information à la connaissance de nos concitoyens par le biais d’une campagne nationale qui débute ce vendredi en radio, l’association SOS Hépatites souhaite éveiller la conscience de l’opinion publique et réveiller celle de nos décideurs politiques sur cette question majeure de santé publique.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – HÉPATITE C : PLUS VITE ON C, MIEUX C
Communiqué de Presse SOS hépatites Fédération
C’est un fait : l’hépatite C tue désormais autant que la route en France.
En décidant de porter cette information à la connaissance de nos concitoyens par le biais d’une campagne nationale qui débute ce vendredi en radio, l’association SOS Hépatites souhaite éveiller la conscience de l’opinion publique et réveiller celle de nos décideurs politiques sur cette question majeure de santé publique.
RENCONTRES NATIONALES « MIEUX VIVRE AVEC LE VHC »
En mai 2010, l’OMS reconnaissait la lutte contre l’hépatite C comme priorité mondiale de santé publique. AIDES et SOS Hépatites, qui attendaient cela depuis longtemps, s’en félicitent. Pour autant, cette prise de conscience internationale n’a pas été suivie en France de prises de décisions concrètes. L’épidémie continue de progresser, se nourrissant du désintérêt flagrant des pouvoirs publics. Le silence entretenu autour du VHC est incompréhensible : 232000 malades chroniques, 4400 nouvelles infections et plus de 2600 morts par an. Il serait temps que notre pays arrête de se voiler la face.

Pleinière d’ouverture
Valoriser la parole des personnes vivant avec le VHC
Replacer les personnes touchées au centre des débats
Nous avons constaté, au fil de nos rencontres sur le terrain, un fort besoin d’expression, de partage et de témoignage des personnes vivant avec une hépatite C ou co-infectées par le VIH et le VHC.
Prendre la parole et se faire entendre, réfléchir ensemble sur les nouveaux enjeux inhérents aux besoins de chacun, c’est l’esprit que nous souhaitons insuffler à ces journées « mieux vivre avec une hépatite C ». Pour l’organisation de ces rencontres, afin d’être plus pertinents et profiter de l’expérience de tous, SOS Hépatites et AIDES ont décidé de s’associer.
Car dans les deux organisations, nous savons depuis longtemps que c’est en recueillant les besoins et les attentes des personnes touchées que l’on parviendra à améliorer les conditions de vie et de soin des malades.
C’est pourquoi depuis mars 2010, l’ensemble des délégations départementales de AIDES et les associations régionales de SOS hépatites s’appliquent à recueillir auprès des personnes touchées leurs besoins, attentes et doléances. Nous en avons réalisé la synthèse qui a permis de bâtir le programme Rencontres Nationales.
Porter cette parole auprès des acteurs en santé publique
En plus d’être un lieu d’échanges et de ressourcement, ces Rencontres Nationales visent un autre objectif : redéfinir la politique de santé publique liée au VHC. Faire remonter les besoins et porter à l’attention des décideurs politiques, des soignants et des acteurs en santé publique (Ministère de la Santé, ANRS, ARS…) une liste de recommandations claires émanant directement des difficultés rencontrées par les personnes : voilà l’intérêt majeur de ces Rencontres. Derrière la synthèse des expériences individuelles, c’est un enjeu collectif de santé publique qui se dessine : élaborer une approche globale de la maladie par et pour ceux qui la vivent au quotidien.
En 1990, AIDES organisait les premiers Etats Généraux « vivre avec le sida ». Cette démarche dite « communautaire » a permis la réalisation d’avancées déterminantes dont on apprécie encore les fruits aujourd’hui.
En 1998, SOS hépatites tenait son premier Forum National, avant d’organiser en 2002 ses premiers Etats Généraux sur les hépatites virales.
Aujourd’hui, avec ces rencontres, c’est une nouvelle page que nous voulons écrire
Face au désintérêt flagrant des pouvoirs publics pour cette maladie qui continue de progresser dans l’ombre, AIDES et SOS Hépatites souhaitent remettre les personnes touchées au cœur des débats et des orientations sanitaires. Seule une approche globale, prenant en compte tous les aspects de la vie (sanitaires mais aussi sociaux, économiques, intimes et émotionnels), permettra de renforcer le bien-être et l’autonomie des personnes, à travers une prise en charge adaptée à leurs besoins.
Le vécu des personnes au cœur des rencontres
Le programme a été bâti à partir des échanges produits avec les personnes concernées, dans et hors des délégations de AIDES et des associations régionales de SOS Hépatites. Ces échanges ont permis de faire émerger 4 grands axes de réflexion et de préoccupation. Chacune de ces thématiques donnera lieu à des ateliers tout au long du week-end. L’objectif de ces ateliers est de dégager des revendications et des recommandations claires, dans le but d’améliorer la prise en charge des personnes.
Atelier 1 – « le physique » : tout ce que vous auriez aimé dire sans jamais pouvoir le faire
Cet atelier permettra de mieux comprendre le rapport au corps des personnes atteintes par le VHC et leurs représentations.
Quel est l’impact sur le physique de la vie avec le VHC et des traitements qui l’accompagnent ? Quelles sont les certitudes et idées reçues sur cette question ?
Atelier 2 – « l’environnement et le rapport aux soins » : tes besoins sont nos combats
Cet atelier a pour but de mettre en évidence les succès et les dysfonctionnements rencontrés par les personnes au fil de toutes les étapes du parcours de soins :
L’accès au dépistage, l’annonce de la séropositivité au VHC, le soutien psycho-social, l’accompagnement thérapeutique, l’image de la maladie auprès du grand public, la coordination des différents intervenants médico-sociaux dans la prise en charge globale de la pathologie, l’accès aux traitements pour les consommateurs de produits psycho-actifs, la prise en charge en milieu carcéral (accès aux soins, respect de la confidentialité…)
Atelier 3 – « La vie émotionnelle et intime » : cahier intime
Cet atelier vise à mettre en lumière l’incidence du VHC et des traitements sur la sphère intime.
Comment aborder les questions de sexualité ? Comment parler de sa pathologie à son entourage ? A son ou sa partenaire ? L’importance de l’environnement social et affectif pour mieux vivre avec le VHC au quotidien.
Atelier 4 – « Les conditions de vie » : Sans toit ni loi
Cet atelier permettra de mettre en relief l’incidence des conditions de vie sociale sur la santé et la qualité de la prise en charge : difficultés économiques, précarité professionnelle, hébergement, situation administrative… Autant de freins à l’accès aux soins et à la volonté de prendre en charge sa santé. Les participants démontreront ici encore l’intérêt d’une approche globale de santé, qui ne peut se limiter au seul volet médical.
Atelier média : aller au bout de la démarche participative et communautaire
Lors de ces Rencontres, nous avons souhaité que les outils de communication mis en place soient en partie réalisés par les participants eux-mêmes. Un atelier média sera donc organisé afin que chaque participant puisse porter son témoignage, réaliser des articles, alimenter blogs et sites web directement depuis le lieu des Rencontres. Une équipe d’encadrants dédiée veillera à accompagner et à guider ceux qui le souhaitent.
Briser le silence autour de l’hépatite C

« Mais qui connaît l’hépatite C ? »
L’hépatite C, ce sont plus de 232 000 personnes touchées de façon chronique en France, et et jusqu’à 4400 nouvelles contaminations et plus de 2600 morts chaque année. Chaque année, on déplore près de 2600 morts et jusqu’à 4400 nouvelles contaminations. Pourtant, qui connaît vraiment cette pathologie ?
A y regarder de plus près, on comprend vite que les personnes vivant avec le VHC sont bien peu considérées, en raison notamment de multiples préjugés sociologiques. Ces préjugés ont la peau dure, y compris au sein même de nos propres institutions de santé, et empêchent une approche globale de la pathologie.
Pour preuve ? Un plan national hépatites à mille lieues de la réalité épidémiologique, une recherche encore lacunaire parce que sous-financée, un déficit de communication des instances sanitaires à l’égard des publics concernés et une précarité socio-économique des malades toujours aussi flagrante. Tout cela ne fait qu’entretenir et nourrir la propagation du virus. On a le désagréable sentiment que, malgré l’ampleur de l’épidémie, l’hépatite C n’intéresse pas nos décideurs politiques.
Une épidémie déconsidérée
Même en Ile-de-France, où l’épidémie est la plus présente et virulente, on constate que l’hépatite C ne figure pas au rang des priorités sanitaires. La mise en place récente des Agences Régionales de Santé (ARS) était sensée offrir une meilleure prise en compte des spécificités épidémiologiques propres à chaque territoire. C’était une occasion parfaite pour redéfinir les priorités sanitaires, avec l’établissement de « Grands Projets », ou « Projets Régionaux de Santé » (PRS). Or, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, l’hépatite C semble la grande oubliée de ces PRS. Contrairement au VIH, considéré à juste titre comme priorité régionale de santé, l’hépatite C ne bénéficiera pas de programme spécifique en 2011. Pourtant, la prévalence du VHC en Ile-de-France notamment est 20% plus élevée que la moyenne nationale. Une telle incurie ne fait qu’entretenir une nouvelle fois l’invisibilité de l’épidémie, donc son développement. Considère-t-on que les personnes vivant avec le VHC, aussi nombreuses soient-elles, ne méritent aucune approche spécifique ? On est en droit de se poser la question.
Nous réclamons des moyens à la hauteur des enjeux !
Le volontarisme politique sur de tels enjeux de santé publique se mesure aussi à l’aune des sommes investies. Avec 4 petits millions d’euros, on comprend aisément que la lutte contre l’hépatite C n’est pas une priorité.
Des programmes de recherche à renforcer
Pour améliorer la situation socio-économique des personnes touchées, encore faut-il la connaître. C’est aussi le sens de ces Rencontres Nationales : pallier à un manque de connaissance sociologique des personnes vivant avec le VHC dans notre pays. Lors de la plénière d’ouverture, le directeur de l’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales) Jean-François Delfraissy rappellera l’importance de valoriser la parole des personnes concernées pour faire avancer la recherche. C’est un fait : contrairement au VIH et son programme VESPA, on manque cruellement de programmes de recherche avancés en sciences sociales sur le VHC. C’est pourtant en connaissant les besoins, les conditions de vie, les attentes et les difficultés des personnes touchées que l’on parviendra à élaborer des recommandations pertinentes, dans le champ thérapeutique comme dans la prise en charge médico-sociale.
Dans le champ purement médical (ou viro-biologique), SOS Hépatites et AIDES déplorent l’absence d’une base de données nationale qui permettraient un suivi dans le temps des personnes sous traitement anti-VHC. Prenant acte des avancées majeures que ce suivi a permis dans la recherche sur le VIH, nous souhaitons que ces Rencontres Nationales permettent la création d’une base de données ad hoc sur le VHC.
Les personnes vivant avec le VHC : des oubliés des pouvoirs publics ?
Les personnes vivant avec le VHC sont des oubliés des pouvoirs publics. En effet, la politique de réduction des risques est à élargir. Le plan national hépatites sorti en 2009 en faisait déjà l’aveu : « l’efficacité des méthodes de réduction des risques utilisées jusqu’ici s’avère désormais insuffisante ». Par ailleurs, pour les personnes vivant avec le VHC, il est de plus en plus difficile de maintenir un niveau de vie décent lorsqu’on vit avec le virus. Seronet vous en dit plus.

Une politique de réduction des risques à élargir
Le plan national hépatites, sorti en 2009, en faisait déjà l’aveu : « l’efficacité des méthodes de réduction des risques utilisées jusqu’ici s’avère désormais insuffisante ». Pour autant, les propositions faites par chercheurs et acteurs de terrain pour renforcer et élargir les dispositifs existants n’ont pas été retenues. Les programmes d’éducation aux risques liés à l’injection (ERLI) et l’instauration d’échanges de seringues en prison permettraient pourtant de réduire de façon drastique les risques de contamination par injection, qui reste le premier facteur de transmission du VHC. Les récents débats sur les salles de consommation témoignent du refus persistant du gouvernement de considérer l’hépatite C comme un réel enjeu de santé publique. L’intérêt de ces salles a pourtant été validé scientifiquement, notamment par l’INSERM*. Considérer les usagers de drogue comme des citoyens de seconde zone, c’est nier la réalité de l’épidémie, la maintenir dans une forme de clandestinité et favoriser ainsi sa progression.
Une précarité socio-économique de plus en plus marquée
C’est ce qui ressort des témoignages recueillis auprès des personnes touchées par le VHC : il est de plus en plus difficile de maintenir un niveau de vie décent lorsqu’on vit avec le virus.
Et sur cette question, les sujets d’inquiétude sont nombreux : Allocation Adulte Handicapé (AAH) largement insuffisante, remise en question de la prise en charge à 100% de l’hépatite C et de ses conséquences comme affection de longue durée (ALD), et aucune prise en compte de cette maladie chronique dans le calcul de la retraite. Autant de facteurs qui participent à la précarisation sociale et économique des personnes touchées.
Pour mémoire, AIDES et SOS Hépatites réclament depuis longtemps la revalorisation de l’Allocation Adulte Handicapé à un niveau décent. Or celle-ci, promise par le gouvernement, vient d’être à nouveau repoussée.
Notre expérience de terrain nous a pourtant montré que la précarité et les conditions de ressources ont des conséquences directes sur la santé des personnes, sur leur accès aux soins et à la prévention. Donc sur la propagation du virus.
Pleiniere de clôture
Conformément aux rituels des grand-messes, les présidents des associations organisatrices, SOS Hépatites et AIDES, ont pris la parole, mais après la synthese des revendications, Il y avait également une intervention d’une representante d’une ARS et du Président de la Conférence National de Santé sur les recommandations dans la vrai vie. De très bonne tenue, les interventions ont été entrecoupé par une scenette de theatre concocté par les participants pendant ces 4 jours.
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Ecouter la synthese des recommandations Isabel Lefevre – administratrice – AIDES Patrick Favrel – administrateur – SOS Hépatites |
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Ecouter les recommandations dans la vrai vie
Christian Saout – Président – Conférence Nationale de Santé |
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Ecouter la scénette de Théâtre Animateurs: Michel Bonjour (SOS hépatites) et Judith Favrel (SOS hépatites) |
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Ecouter le Discours de Pascal MELIN Président de SOS hépatites
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Ecouter le Discours de Bruno Spire Président de Aides |
Témoignages de participant-E-s
La rencontre Mieux vivre avec le VHC d’octobre 2010 avec plus de 150 participants ne pouvait pas se terminer sans une série de témoignages.
Hepatati… Hepatata.









