MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS, ENFIN PAS TOUJOURS…

Un homme d’une soixantaine d’année va mourir de son hépatite C. Et pourtant dépisté récemment, à moins que…

Il y a un mois, il présente pour la première fois une décompensation œdémato-ascitique, il a une cirrhose, en cherchant la cause et on découvre qu’il est porteur d’une hépatite C.

Il passe quelques jours à son domicile puis le ventre gonfle à nouveau, tellement qu’il faut se résoudre à une nouvelle hospitalisation. Une ponction d’ascite de 4 litres, une IRM et on met en route le traitement de l’hépatite C. Oui, mais voilà, il y a un cancer du foie avec des métastases pulmonaires. L’avenir semble bien sombre…

Quand on reprend son histoire, en 1997, le patient se souvient qu’on lui a trouvé une hépatite C lors d’un don du sang. Mais il n’a jamais donné suite, son médecin lui aurait dit à l’époque qu’il « était porteur inactif ».

Mais le virus était là, il a fait ses dégâts progressivement en constituant d’abord une cirrhose puis un cancer du foie. 

Le patient raconte qu’à 23 ans, il a appartenu à une bande, ils ont tous expérimenté l’héroïne par voie veineuse, mais lui au bout de quelques semaines s’est désolidarisé du groupe. Il ajoute que d’ailleurs presque tous se sont mis à boire et sont morts aujourd’hui de cirrhose ou du SIDA…

Quant à lui, il ne s’est jamais vraiment senti concerné par les annonces concernant l’hépatite C malgré ce dépistage positif il y a 20 ans, il a essayé d’oublier. Mais le virus, lui, n’oublie pas.

Alors combien sont-ils en France ces dépistés qui veulent s’ignorer ? 

Il y a une course entre les médecins et le cancer du foie, mais surtout il ne faut pas rater les rendez-vous avec l’hépatite C et surtout avec la guérison. 

Pascal Mélin

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